lundi 21 décembre 2015

Cher Père Noël,

Source : Paul Lovine sur Flickr
Comme l'an dernier, j'ai été sage. J'ai aussi été gentille avec pas mal tout le monde, je pense. À part des clients là où je travaille comme caissière depuis cet été. Faut pas trop être déçu de moi, Père Noël. Ils sont pas toujours gentils, les clients. Quand ils sont pas polis parce qu'ils sont parqués en double, moi, je prends mon temps pour leur offrir, la « meilleure expérience client possible », pour parler comme mon patron. Tu vois, même devant l'hostilité, j'essaie de toujours donner le meilleur de moi-même.

Je te remercie de m'avoir envoyé ce que je t'avais demandé l'an dernier : de l'espoir. Je ne ne l'ai pas laissé sur une tablette comme un vieux jouet neuf. J'en trainais toujours un peu sur moi comme du p'tit change. Surtout cet automne. J'ai bien fait attention de ne pas le gaspiller pour tenir jusqu'à Noël cette année.

J'ai bien ménagé mon cadeau, si bien qu'il m'en reste encore une belle pochetée et qu'on n'est même pas encore rendus au 24. Je vais la partager avec mes soeurs, mes parents et mes amis. Je vais m'en garder un peu, c'est sûr, mais j'en n'aurai plus besoin autant que l'année passée.

Tout l'espoir que tu m'as donné, ça m'a donné de la bûche à mettre dans le foyer à persévérance. Ça m'a donné le courage qu'il faut pour continuer à frapper aux portes, malgré les réponses poches, les silences et les faux-espoirs.

Y'a eu aussi plusieurs personnes qui m'ont ouvert leur porte, il faut dire. Elles m'ont donné du travail, elles m'ont changé les idées, elles m'ont rappelée que j'avais du potentiel quand j'en trouvais plus dans le fond de mes bottes. À ces personnes-là cette année, j'ai essayé de leur dire toute ma reconnaissance, mais des fois, j'ai eu de la misère. Je leur réserve à eux autres aussi des grosses poignées d'espoir pour des bouttes rough qui pourraient advenir, un moment donné, en leur souhaitant pas.

Aujourd'hui, y'a une belle grande porte qui s'est ouverte pour moi. Un beau défi professionnel, comme ils disent. J'imagine que tu le sais déjà (parce que tu sais tout, même que j'ai fait manger du tofu à quelqu'un en lui faisant croire que c'était de la dinde), alors, je ne te demanderai rien d'autre pour Noël cette année que de la santé pour mes proches et pour moi. C'est jamais de trop, la santé, et ça fait toujours plaisir d'en avoir en masse.

Ça fait que, merci encore!

Véronique
P.-S. Habille-toi léger pour ta trotte : il fait pas trop frette...