samedi 31 décembre 2011

Bon voeu, bon coeur


Au début de l’année qui s’achève, j’écrivais dans un billet que les vœux ne se réalisent pas. Dans ce même billet, je vous souhaitais «une année meilleure que 2010», vœu lucide de ma sœur Geneviève que je vous offrais à mon tour.

Prophétie? Ironie? Le vœu de Nouvel An de ma sœur s’est réalisé. J’avais tout faux.

En 2011, j’ai fait le premier pas qui me tira de l’inertie en déménageant en Haute-Ville. Et puis, je ne saurais l’expliquer autrement, l’intoxication par saturation olfactive de peinture au latex a stimulé mes neurones associés au bonheur.

Sans rigoler, cette rupture dans mon continuum postestudiantin s’est avérée salutaire. Je n’oserais dire que j’ai trouvé la sérénité en 2011 (j’espère que les 80 prochaines années me permettront d’y parvenir), mais une nouvelle quiétude. Un apaisement à tout le moins.

Malgré un début d’année difficile, j’ai repris gout au plaisir, aux bons sentiments et au port du bas collant. J’ai retrouvé un peu l’enthousiasme de l’adolescence et son optimisme version trentenaire, plus mature et réaliste, moins réactionnaire.

Mes angoisses capillaires se sont atténuées du même souffle que mon hypocondrie. Ce changement inespéré s’est opéré grâce au talent de ma coiffeuse de sœur et aux cours de relaxation yoga de madame Nicole.

Sans m’y attendre, j’ai renoué avec ma formation initiale en lettres en devenant, le temps d'une soirée, l’animatrice 2.0 d’un cabaret littéraire. Je me suis aussi découvert un certain leadership en travaillant à l’implantation d’un Pub Quiz à Québec, ces soirées d’étalage de connaissances qui seront lancées au début de l’année 2012.

En 2011, ma vie sociale a pris du poil de la bête. Mon réseau s’est étendu si bien que mon Facebook a cessé de stagner sous la barre des 100 amis. L'essentiel : j’ai fait la rencontre de plusieurs personnes marquantes (qui se reconnaitront, je l’espère) qui m’ont permis, sans le savoir, de me sentir bien dans le style de vie que j’ai choisi.

Enfin, au terme de ce bilan bien personnel que je partage avec vous, je me demande si l’épistolière a toujours sa raison d’être. Qui lira maintenant les humeurs d’une femme tranquille, moins encline au mélodrame et au sarcasme? ;)

Amis lecteurs, je réitère ce simple vœu en espérant qu’il se réalise pour vous aussi : « Que 2012 soit meilleure que 2011! »

Source de l'image : Gordana AM http://www.flickr.com/photos/ajawin/3142841328/sizes/m/in/photostream/