samedi 10 septembre 2011

Un coup de balai

J’y suis. Devant mon portable, dans mon appartement fraichement repeint où roule la poussière. J’essaie pour la 4e fois d’écrire un billet publiable. J’ai décidé après 2 mois de tentatives sabotées qu’aujourd’hui serait la bonne. Que j’écrirais ce billet d’un trait, sans retenue.

Dans mes tentatives précédentes, je souhaitais vous parler de mon été d'emménagement, d’ennui et de mes nouvelles quelques livres en trop. Je n’en ai pas envie. Le vent de septembre a soufflé mes blues pour céder place à un état de bien-être à apprivoiser. Toute seule, chez moi, dans la poussière.

Quelque chose s’est passé cet été. Quelque chose de bien. Comme une sorte de métamorphose de l’intérieur, une poussée de croissance d’assurance et de confort. Une crise d’adolescence postpubère de l’âme qui accepte enfin son état et qui y trouve même des avantages. Du temps. De la tranquillité. Des sorties. De la liberté.

J’ai repensé à ce que m’avait dit Valérie et j’ai eu envie de réussir ma vie, peu importe mon statut civil/parental.

Le chemin a été long. Plus de 18 mois à me torturer en repensant à mes dernières relations qui ne menaient nulle part. Je me suis approprié mon nouvel appartement en même temps que mon célibat. J’ai fait la paix avec mon ex copain avec qui j’entretiens aujourd’hui un lien professionnel et amical.

Je ne sais pas si cette métamorphose s’est amorcée quand j’ai été confrontée à la solitude. Ou si je la dois à l’effervescence de mon nouveau quartier qui chasse toute forme d’inertie. Je suis cependant sûre d’une chose : j’aime mon nouveau bien-être à apprivoiser.

Je vous reviendrai prochainement et de façon plus assidue. Mais pour l’instant, je vous laisse. J’ai quelque chose à faire disparaitre sur mon plancher...

Source de l'image : Edgar Degas. Ballet - l'étoile (Rosita Mauri) http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Edgar_Germain_Hilaire_Degas_018.jpg